Nos conseils pour réussir vos rencontres

Article 44

Nos élections - Par Sophie Cadalen

Les élections de nos préfets, maires ou présidents animent régulièrement l'actualité. Ils font à chaque fois des promesses auxquelles nous ne croyons pas, tout en espérant leur concrétisation future. Lorsque nous nous plaisons, là encore nous nous élisons. A cause d'un programme utopique ? Serons-nous, comme en politique, forcément déçus par nos "candidats" ?

Nos propositions

En faisant part de nos vœux, en décrivant ce qui nous émeut, ce qui nous rebute, ce que nous exigeons ou tolérons, nous énumérons ce qui consciemment nous attire, ce à quoi nous sommes sensibles. En nous racontant, en mettant l'accent sur tel trait de notre personnalité, nous nous montrons sous un jour qui – espérons-nous – sera séduisant. Alors oui, nous partons "en campagne", et espérons récolter le maximum de suffrages. Et nous attendons de l'autre en face qu'il déploie les mêmes efforts et nous signifie sa motivation.

Les bons slogans

Sauf que les arguments les plus "vendeurs" ne garantissent aucun succès. Quels seraient-ils, d'ailleurs, ces descriptifs qui devraient faire mouche ? Ces adjectifs les plus rassurants ? Se définir comme "romantique" fera fuir celui ou celle qui n'en peut plus des rêveurs qui jamais ne passent à l'acte. "Aimant profiter des plaisirs de l'existence" pourra être entendu comme "volage" ou "libertin" ; tandis que le souhait d'un "engagement sérieux" glacera ceux que la démarche intimide et qui ont besoin d'en sourire.

Les caprices de l'entendement

Aucune formule, donc, ne saurait nous "ferrer" assurément. Selon qui l'entend, et dans quel contexte elle s'inscrit, sa portée changera du tout au tout, et chacun la percevra selon ses peurs ou ses fantasmes. Les meilleures intentions peuvent ainsi tomber à plat ou lever des boucliers inattendus. Ce qui se vérifie d'ailleurs en politique : une expression, une intonation, un lapsus ou un mot de trop d'un candidat peuvent le descendre en flèche dans nos estimes. Et l'on sait comme certains ne s'en sont jamais relevés...

Se faire élire ou se faire aimer ?

Et c'est là que la démarche entamée pour rencontrer quelqu'un(e) se distingue d'une stratégie électorale qui vise toujours un pouvoir, une mainmise quelconque. Si un "animal" politique aspire à la maîtrise et s'en trouve défait quand elle lui échappe, en affirmant notre désir d'une rencontre nous renonçons à tout contrôler. Nos effets de manche ou nos coups de bluff ne nous protègeront pas du vertige qu'il y a à dire son envie d'aimer, d'aller au-devant d'un autre et de faire le pari d'une histoire ensemble.

D'incontournables quiproquos

Ce qui nous fait élire celui-ci plutôt que tel autre, ce qui nous rend charmant(e) aux yeux de certains n'a pas grand-chose à voir avec nos tactiques consciencieusement élaborées. Ils sont la pointe émergée d'un iceberg où s'entremêlent nos préférences inavouées, nos émotions indicibles, nos subjectivités qui s'interpellent. Le quiproquo s'invite dans nos attirances : l'autre n'est pas ce que je croyais et il ne me voit pas comme je me suis présenté(e). Y'a-t-il tromperie ? Pas comme en politique. Mais nos jugements seront à réviser. N'est-ce pas cela une relation qui se tisse... ?

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